cite_verre

4ème de couverture :
Un auteur de série noire, Quinn, est réveillé au milieu de la nuit par un coup de téléphone qui ne lui était pas destiné : on demande un détective, un certain Paul Auster… Quinn, qui mène une vie errante, lestée d’un passé problématique, accepte le jeu consistant à être ce Paul Auster.
Et le voilà lancé dans une aventure plus extravagante que toutes celles qu’il aurait pu imaginer. À la faveur de cette première faille de l’identité, le roman policier bifurque, et ce sont à la fois Kafka et Hitchcock que l’écrivain de L’Invention de la solitude convoque dans les détours de sa cité de verre...

Mon avis :
Un seul mot me vient à l'esprit alors que je finis tout juste ce premier tome : surréaliste... Je découvre Paul Auster avec ce livre et, le moins que je puisse dire, c'est que je ne m'attendais absolument pas à ça.
Ai-je aimé ? Je ne saurais le dire...
Me suis-je interrogée ? Beaucoup...
Est-ce bien écrit ? Sans aucun doute !
Je reste donc perplexe et réserve mon jugement sur cet auteur lorsque j'aurais lu le deuxième (et pourquoi pas le troisième) tome de cette trilogie.

Les premières phrases sont extrêmement prometteuses et m'ont tout de suite séduites :  "C'est un faux numéro qui a tout déclenché, le téléphone sonnant trois fois au coeur de la nuit et la voix à l'autre bout demandant quelqu'un qu'il n'était pas. Bien plus tard, lorsqu'il pourrait réfléchir à ce qui lui était arrivé, il en conclurait que rien n'est réel sauf le hasard. Mais ce serait bien plus tard. Au début, il y a simplement eu l'événement et ses conséquences. Quant à savoir si l'affaire aurait pu tourner autrement ou si elle avait été entièrement prédéterminée dès le premier mot qui sortit de la bouche de l'étranger, ce n'est pas le sujet. Le sujet, c'est l'histoire même, et ce n'est pas à elle de dire si elle a un sens ou pas. " (Le Livre de Poche - p.5).

Cependant, très vite l'histoire m'a paru étrange. Quinn, auteur de romans policiers est présenté comme un homme ne connaissant pas le monde du crime (c'est très certainement le cas de la majorité des auteurs de romans policiers mais cela m'a paru, sur l'instant, bizarre...) "Comme la plupart des gens, Quinn ne savait presque rien sur le monde du crime. Il n'avait jamais assassiné personne, jamais rien volé et ne connaissait ni assassin ni voleur. Il n'était jamais entré dans un commissariat, n'avait jamais rencontré de détective privé, n'avait jamais parlé à un criminel. Tout ce qu'il en savait, il l'avait appris dans des livres, des films et des journaux. Il ne considérait pourtant pas cela comme un handicap." (Le Livre de Poche - p.10). Jusque là, cependant, pas de problème pour suivre, mais, dès que Quinn (sous l'identité usurpée de Paul Auster) décide de prendre en charge "l'affaire", alors, là, l'histoire m'a paru de plus en plus difficile à suivre...

Je reste donc mitigée, mais reconnais que ce livre ne manque pas d'intérêt...

Ma note : 2,5/5