ortese_femmes
Editions : Actes Sud - Traduction : de l'italien par Maria MANCA et Claude SCHMITT - Titre original : Il treno russo et Altri ricordi di Mosca, in La lente scura - Nombre de pages : 132

4ème de couverture :
Femmes de Russie
Je me souviens que, restée seule tout à coup, le coeur serré par les émotions de ces gens simples, troublée par des joies et des peines qui, par une mystérieuse identification, semblaient devenues miennes, en circulant dans ce train étranger où les gens toutefois n'avaient plus d'étrangeté, je sentais que la peur de l'inconnu, encore une fois, s'évanouissait. J'avais l'impression de descendre en gare de Rome ou de Milan. Je pensais « Moscou », sans plus comprendre quelle était la différence.

Née à Rome en 1914, décédée en 1998, Anna Maria Ortese a toujours vécu en Italie. Chez Actes Sud ont déjà paru dix textes, romans, recueils et nouvelles, dont Tour d'Italie (2006), Aurora Guerrera (2008) et A la lumière du Sud (2009).

Mon avis :
En 1954, la narratrice (qui semble être Anna Maria Ortese elle-même d'après la préface) fait partie d'une délégation de femmes invitées en URSS. Ayant peur de l'avion, elle est la seule de la délégation à voyager en train jusqu'à Moscou : elle y rencontre des personnages assez atypiques et gentils, notamment une jeune femme russe qui la bouleverse lorsque ses roses disparaissent...
Arrivée à Moscou, elle fait la connaissance des autres membres de la délagation mais également des deux femmes russes chargées de les guider durant leur séjour : là encore, ces femmes la touchent...

Voilà deux nouvelles que j'aurai très vite oubliées ! Je ne sais pas vraiment à quoi je m'attendais lorsque j'ai choisi ce livre à la librairie : un voyage initiatique, de belles rencontres, des portraits de femmes, des paysages effleurés depuis la vitre d'un wagon : sans doute un peu de tout cela mais, ce qui est certain, c'est que je ne m'attendais pas à ce récit quelque peu décousu, très centré sur la narratrice qui m'est apparu assez égocentrique !! Je n'ai rien ressenti et me suis ennuyée, bref, je suis totalement passée à côté de ce récit !

Morceau choisi :
"La délégation italienne était composée de quatorze (quinze avec moi) femmes et jeunes filles choisies dans les catégories et les milieux les plus divers de notre société : ouvrières, travailleuses libérales, étudiantes, femmes à l'aspect endurci et fatigué, ou placides bourgeoises. La plupart étaient inscrites aux partis socialiste et communiste, mais, contrairement à ce que l'on pourrait penser, cette adhésion ne se caractérisait pas par une façon de s'habiller plus négligée. Celle qui avait à la maison de belles affaires les avait emportées. Boucles d'oreilles et bracelets partout scintillaient discrètement. Les coiffures (il y avait à l'hôtel un salon de coiffure), blanches ou brunes, vieilles ou jeunes, étaient parfaitement soignées, sans un cheveu qui dépasse. Plusieurs avaient les lèvres peintes, les joues ravivées par des crèmes et de la poudre de riz et, autour de leur personne, ce je ne sais quoi de doux et de parfumé, cette sorte de légère extase de la chair qui distingue en général les femmes heureuses de part le monde." (Actes Sud - p.75)

Pour moi, à éviter ! Mais qui sait, il pourrait vous plaire... ;-)

Plaisir de lecture : lecture_notation05_30lecture_notation0_30lecture_notation0_30lecture_notation0_30lecture_notation0_30