IznerEditions : 10/18 - Nombre de pages : 285

4ème de couverture :
Le Carrefour des Écrasés, situé entre la rue Montmartre et le Faubourg Poissonnière, porte bien son nom. En ce mois de novembre 1891, le corps « sans visage » d'une jeune femme est découvert au petit matin sur le carrefour. Tout de rouge vêtue, la jeune femme ne portait pas de chaussures.
Ce même jour, un certain Grégoire Mercier, « berger en chambre » rue des Reculettes (XIIIe arrondissement), rapporte à Victor Legris, libraire et enquêteur à ses heures, un escarpin rouge de femme, contenant, en guise de semelle, le papier à en tête de sa librairie de la rue des Saints-Pères.
Claude Izner, dans cette troisième aventure de l'intrépide Victor Legris et de son truculent commis, Joseph, nous entraîne de nouveau dans un merveilleux voyage au coeur du Paris de la fin du XIXe siècle.

Steinlein_chatnoirMon avis :
Après les lectures de Mystère rue des Saints-Pères puis de La disparue du Père-Lachaise, je ne pouvais que succomber à cette troisième aventure de Victor Legris, libraire de son état et détective par plaisir. C'est donc avec délice que je me suis plongée dans cette nouvelle enquête.
Cette fois-ci, c'est au Carrefour des écrasés qu'est retrouvé le corps sans vie d'une jeune femme toute habillée de rouge (mais ne portant pas de chaussure). A priori, rien ne prédisposait Victor Legris à se mêler de cette affaire... Mais, c'était sans compter sur le chien de Grégoire Mercier, qui, un soir, déniche une chaussure rouge : fait étrange, l'adresse de la librairie Elzévir est glissée à l'intérieur de l'escarpin ! Il n'en faut pas plus à notre enquêteur pour se lancer sur les pistes du tueur, d'autant plus qu'il soupçonne fort que cette histoire a un rapport avec son mystérieux associé (et père adoptif) Kenji Mori...
Voilà donc notre détective arpentant le quartier Montmartre à la recherche d'indices, découvrant par la même occasion Le Moulin-Rouge, Le Chat Noir, L'Eldorado, autant de lieux de perdition où les rencontres sont fort intéressantes et diverses.
J'ai beaucoup aimé me ballader dans ce Paris des artistes de la fin du XIXè siècle et j'ai passé un excellent moment de lecture ! Dans cet opus, l'enquête est, à mon avis, bien meilleure que dans les précédents tomes (avec, notamment, un Victor Legris moins naïf) avec, en prime, des révélations croustillantes sur les personnages récurrents de la série ! ;-) 

Morceau choisi :
"Le plaisir est l'antichambre du regret, de même que le sommeil est celle de la mort." (10/18 - p.12)

Une série légère et plaisante à découvrir ! ;-)

Plaisir de lecture : lecture_notation1_30lecture_notation1_30lecture_notation1_30lecture_notation05_30lecture_notation0_30

D'autres avis : Mazel et Miss Alfie.