Toujours dans l'objectif de réduire ma pile de livres lus mais dont je ne vous ai pas encore parlés, je vous propose aujourd'hui un avis express sur deux romans policiers...

Detective

Izner_EnfantsClaude Izner - Le secret des Enfants-Rouges

Éditions : 10/18
Nombre de pages : 315

Mon avis :
Quatrième volet des enquêtes de Vicor Legris, libraire de la Rue des Saints-Pères à Paris à la fin du XIXème siècle, cet opus nous entraîne cette fois-ci dans le Paris des chiffonniers en passant par Londres et même l'Ecosse ! Dans cette nouvelle enquête, Victor et son fidèle commis sont à la recherche d'une coupe volée dans les appartements de Kenji Mori, le père adoptif de Victor. Chose étrange, cette coupe n'a absolument aucune valeur pécuniaire... Mais alors, pourquoi chaque personne l'ayant eu en sa possession semble avoir eu rendez-vous avec la mort ? Serait-ce une breloque maudite ?
Comme pour les tous autres tomes de cette série, l'enquête est légère, assez bien menée et on y retrouve avec plaisir les personnages récurrents de la série : Victor, Joseph, le commis, Kenji Mori, l'associé silencieux, Iris, la fille de Kenji, Tasha, la petite amie de Victor mais également Euphrosine Pignot, la mère de Joseph... Autant de protagonistes dont on suit avec plaisir l'évolution et qui ne manquent jamais d'humour...

Cela étant, et comme pour tous les autres opus de la série, le grand intérêt du roman réside dans le lieu et l'époque où se situe l'histoire. Liliane Korb et Laurence Lefèvre, les deux soeurs qui se cachent sous le pseudonyme de Claude Izner, nous décrivent avec grand talent ce Paris de la fin du XIXème siècle : ses métiers, son vocabulaire, la vie des petites gens et la vie mondaine et surtout ses quartiers : un régal !

Une série que je vous encourage à découvrir...

Plaisir de lecture : lecture_notation1_30lecture_notation1_30lecture_notation1_30lecture_notation05_30lecture_notation0_30

 

MayPeter May - Meurtres à Pékin

Éditions : Babel noir
Traduction : de l'anglais par Ariane BATAILLE
Titre original : The Firemaker
Nombre de pages : 500

Mon avis :
Premier volume d'une série policière se déroulant à Pékin, nous y faisons la connaissance de l'inspecteur Li Yan, tout juste promu commissaire, et de la médecin légiste américaine Margaret Campbell, spécialisée dans les morts carbonisés et venus à Pékin pour une série de conférences. Tout d'abord assez hostiles l'un envers l'autre, ce duo improbable va devoir marcher de pair pour résoudre une enquête qui les mènera sur la piste de politiciens sans scrupule n'hésitant pas à taire une menace nationale pour défendre leur intérêt !
Peter May nous entraîne dans Pékin, une ville fascinante fortement marqué par son histoire (notamment la période communiste) mais désireuse de changement... Margaret figure l'occidentale de base, n'ayant aucune notion de savoir-vivre chinois et accumulant bourde sur bourde, de quoi énerver au plus haut point l'inspecteur Li Yan qui apparaît bien souvent en guide de la Chine voire, parfois, en donneur de leçons.
Cela dit, le roman ne manque pas de surprises (l'auteur n'hésitant pas une seule seconde à supprimer les êtres chers !) et l'intrigue est très bien menée, nous amenant à des suspects pas toujours convenus. En revanche, l'amourette qui naît entre les deux enquêteurs est, elle, beaucoup plus prévisible et, ceci, malgré ses débuts houleux...

Certes, cela manque parfois de souffle et l'histoire d'amour apparaît parfois bien déplacée mais, qu'importe, je ne boude pas mon plaisir et avoue avoir passé un agréable moment à Pékin en compagnie de ces deux protagonistes !

Morceau choisi :
"[...] Vous débarquez en vous disant : je suis une citoyenne américaine. Je vis dans le pays le plus riche, le plus puissant du monde. Vous vous sentez supérieure. Mais le paysan le plus humble qui travaille quinze heures par jour dans les rizières vous regardera de haut. Pourquoi ? Parce qu'il est chinois, et vous pas. Parce qu'il est citoyen de l'Empire du Milieu. C'est ainsi qu'on appelle la Chine. Parce que, bien sûr, ce pays est au centre du monde et que tout ce qui se situe au-delà de ses frontières est inférieur, secondaire, peuplé de yangguizi - de diables d'étrangers comme vous et moi." (Babel noir - p.24-25)

A découvrir. ;-)

Plaisir de lecture : lecture_notation1_30lecture_notation1_30lecture_notation1_30lecture_notation05_30lecture_notation0_30

Pour compléter cette lecture, je vous invite à lire cet article de Courrier International... de quoi frémir ! http://www.courrierinternational.com/article/2010/03/11/en-chine-le-riz-ogm-a-du-mal-a-passer.