CamusÉditions : Folio poche - Nombre de pages: 184

4ème de couverture :
" Quand la sonnerie a encore retenti, que la porte du box s'est ouverte, c'est le silence de la salle qui est monté vers moi, le silence, et cette singulière sensation que j'ai eue lorsque j'ai constaté que le jeune journaliste avait détourné les yeux. Je n'ai pas regardé du côté de Marie. Je n'en ai pas eu le temps parce que le président m'a dit dans une forme bizarre que j'aurais la tête tranchée sur une place publique au nom du peuple français..."

Mon avis :
Il est étonnant que la lectrice assidue que je suis soit totalement passée à côté de Camus jusqu'à présent sans jamais avoir eu envie de le lire ! J'ai donc voulu combler cette lacune impardonnable en découvrant cet auteur avec ce roman hautement encensé dans mon entourage...
Et ? Et je dois bien avouer que si j'ai été totalement conquise par le style de l'auteur, je suis complètement restée de glace face à l'histoire de cet homme insensible, froid et étranger à sa propre vie. C'est donc, pour moi, une rencontre ratée et je ne m'explique pas vraiment ce rendez-vous manqué si ce n'est, peut-être, une question de moment.

Du coup, je ne sais pas vraiment quoi dire concernant ce récit. Certes, ce roman m'a donné à réfléchir sur les jugements que l'on peut avoir face aux comportements des autres qui ne sont pas forcément identiques aux nôtres mais, je dois dire que mon avis est assez tranché : pour moi, Meursault est insensible. Face à la mort de sa mère qu'il aime, pourquoi ne montre-t-il pas un peu de tristesse (sans parler de pleurer !) comme la majorité des êtres humains le feraient ? Au lieu de se morfondre dans sa chambre, tentant d'oublier sa peine, pourquoi va-t-il conter fleurette à Marie et voir un film comique au cinéma ? Lorsqu'il rencontre son voisin, être violent qui bat sa femme, pourquoi prend-il son parti ? Je dois d'ailleurs dire que c'est ce point qui me hérisse le plus dans cette histoire ! Quant au meurtre, j'ai tendance à penser que son insensibilité ne lui permettait pas de se rendre compte de ce qu'il faisait... mais bon, je ne suis ni juge, ni psychologue...
Bref, Meursault ne m'a pas convaincue et je ressorts donc très déçue de cette lecture...

Morceau choisi :
"Aujourd’hui, maman est morte, ou peut-être hier, je ne sais pas. J’ai reçu un télégramme de l’asile : "Mère décédée. Enterrement demain. Sentiments distingués." Cela ne veut rien dire. C'était peut-être hier." (Folio poche - p.9)

Un rendez-vous raté pour moi malgré une écriture que j'ai beaucoup appréciée. ;-)

Plaisir de lecture : lecture_notation1_30lecture_notation1_30lecture_notation05_30lecture_notation0_30lecture_notation0_30