Une fois n'est pas coutume. Ma folle vie a, à nouveau, pris tout mon temps et mon blog est tombé dans l'abandon, mes livres lus s'accumulent, abandonnés eux aussi, à côté de l'ordinateur et cela fait bien longtemps que je ne suis venue vous faire un vrai petit coucou sur vos blogs... Mais c'est ainsi et je crois que c'est inéluctable : je ne peux être tous les jours assidue à la blogosphère, c'est impossible pour le moment... ;-)

En attendant, je lis toujours autant et, ces derniers temps, les déceptions se sont un peu accumulées... Je consacre donc ce billet aux déceptions des derniers mois...

Deception

KourkovAndreï Kourkov - Surprises de Noël

Éditions : Liana Levi - Piccolo
Traduction : du russe par Paul LEQUESNE
Titres originaux :
Surprise de Noël : Rozdestvenskij sjurpriz
Ma différence préférée : Moja ljubimaja raznica
Les champignons de la liberté : Griby svobody
Nombre de pages : 63

Mon avis :
Dans Surprise de Noël, un tout jeune couple est invité par un spécialiste du tourisme extrême et, accessoirement, frère de la mariée, pour le réveillon de Noël. Quel lieu insolite leur réserve-t-il ?

"Je viendrai sous ta fenêtre, un nuit d'hiver, à bord d'un tank d'une blancheur de neige." (Liana Levi - p.27) Dans Ma différence préférée, un homme se souvient de son ancienne maîtresse et surtout de sa promesse de l'emmener dans un tank couleur de neige.

Les champignons de la liberté est certainement, à mes yeux, le récit le plus insolite. Un homme se retrouve en prison après avoir discuté avec un prêtre orthodoxe dans un bar à strip-tease. Considéré comme dissident politique, il bénéficie de conditions de détention privilégiées et décide : de devenir millionnaire, d'apprendre le finnois... et de cultiver des champignons dans sa cellule...

Des personnages attachants, trois histoires mordantes, loufoques, drôles par bien des aspects, Andreï Kourkov livre ici un recueil de nouvelles qui aurait dû emporter toute mon adhésion... Mais je suis totalement restée sur ma faim et, bien que grande amatrice de nouvelles, j'ai trouvé ces récits trop courts, manquants de corps... Sans aucun doute, ces trois nouvelles auraient fait de bien grands romans à mes yeux !
Ceci étant dit, je ne peux pas affirmer ne pas avoir aimé, le côté décalé de ces trois histoires, l'optimisme, voire la naïveté selon le point de vue dans lequel on se place, l'amour aussi bien sûr, donnent une fraîcheur, un peps assez bienvenus et je suis tout de même ressortie de cette lecture avec l'envie de découvrir d'autres ouvrages de ce grand auteur..

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AhmedIqbal Ahmed - Tristesses de la lune

Éditions : Zoé - Ecrits d'ailleurs
Traduction : de l'anglais par Catherine TYMEN
Titre original : Sorrows of the Moon. A Journey through London
Nombre de pages : 189

Mon avis :
Avec ces dix chroniques de la vie londonienne, Iqbal Ahmed nous livre sa vision de Londres, ville de contraste, terre d'accueil pour tous ceux qui savent s'adapter, "s'intégrer" comme diraient certains... Les rencontres de ce narrateur discret, mais très attentif, sont bourrées d'humanité et nous ouvrent une porte sur un monde méconnu, voire caché, celui des immigrés de tout horizon (Indiens, Iraniens, Égyptiens, Vénézuéliens, Nigérians,...) dans les divers quartiers de Londres de la City à Hampstead en passant par Brick Lane...
C'est un recueil de nouvelles très intéressant pour l'aspect humain mais que j'ai parfois trouvé bien ennuyeux tant l'auteur s'attache à décrire les lieux tel un livre touristique sans image en n'omettant surtout pas de conter l'histoire du quartier, ce qui paraît parfois un tantinet rébarbatif (notamment la nouvelle se déroulant dans La City)... Je pense sincèrement que ce livre m'aurait beaucoup plus plu si je connaissais la ville : là, sans aucun repère, cela m'a laissée un peu indifférente...

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DelloyeIsabelle Delloye - Le Jardin d'Hadji Baba

Éditions : Héloïse d'Ormesson
Nombre de pages: 216

Mon avis :
Enoooooorme déception ! Je m'attendais à tout autre chose que ce récit fade, sans profondeur, presque sans émotion. Isabelle Delloye, passionnée par l'Afghanistan, nous livre ici un récit sur ce pays qu'elle aime tant, retraçant son histoire, sa culture, ses hommes; en cela l'effort est appréciable mais cela me semble tellement survolé et donc tellement artificiel. Certes, j'ai bien conscience que nombreux et nombreuses sont les personnes ne sachant même pas situer l'Afghanistan sur une carte (et pas forcément ceux auxquels on s'attend !) que quantité de personnes auraient bien besoin de descendre de temps en temps de leur nuage doré, histoire de voir ce qui se passe ici-bas, mais je ne suis pas ce ceux-là et ce récit ne m'a donc rien apporté. C'est particulièrement dommage parce que j'avais de grandes (trop grandes) attentes concernant ce roman. Selon moi, nous sommes bien loin de la promesse de la couverture : "une ode grave et intimiste à l'Afghanistan".

Consciente d'être particulièrement sévère, et ceci étant plus dû à ma grande déception plutôt qu'à un réel désintérêt du roman, voici quelques liens vers des blogueurs beaucoup plus convaincus que moi par ce livre : Catherine (dont c'est un coup de coeur), Jostein, Librairie les cinq continents, Perséphone, Stef et Stellablogueuse.

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DupereyAnny Dupérey - Le voile noir

Éditions : Points
Nombre de pages: 255

Mon avis :
Je ne suis absolument pas une fan des récits autobiographiques, et, habituellement, je les fuis. Mais ce livre m'a très gentiment été offert par Cécile du blog Quoi de 9 Cécile ? lors d'un week-end mémorable à Bruxelles et j'ai pour habitude de toujours lire les livres que l'on m'offre... Alors, après l'avoir laissé plusieurs mois végéter dans ma PAL, j'ai décidé de me lancer dans l'aventure et, comme prévu, je n'ai pas du tout accroché !
Anny Dupérey manie indubitablement bien la langue française, son style est recherché, ses mots choisis avec soin mais cela donne un caractère superficiel, voire faux parfois au récit. Ayant lu le livre jusqu'au bout, je ne doute pas un instant que ce soit justement l'effet recherché, ce détachement, cette absence d'émotion apparente, Anny Dupérey se défiant de toute émotivité intempestive mais, du coup, cela m'a laissée de glace. Non pas que je sois une personne aimant particulièrement les personnages larmoyants mais ce détachement apparent a un petit côté inhumain qui me dérange toujours un peu...
Ou alors n'ai-je tout simplement rien compris, rien ressenti par manque d'empathie ou tout bêtement par préjugé... Dommage.
En revanche, j'ai trouvé les photos prises par le père d'Annie Dupérey (Lucien Legras) choisies pour illustrer ce livre magnifiques.

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