ConstantineÉditions : Points -  Nombre de pages : 258

4ème de couverture :
Bastos, le chat philosophe et pédant, parvient à échapper au fusil de Raymond. N'empêche qu'il le nargue ce chat ! Et il faut encore s'occuper du môme, un peu nul en foot, qui n'a rien trouvé de mieux que de choper de l'eczéma sur le visage... Sans compter son imbécile de père qui se fait encastrer par un cerf de deux cent kilos. Il y a franchement de quoi devenir allumé dans cette famille !

Mon avis :
Mine et Raymond sont vieux et s'aiment encore comme au premier jour. Josiane, leur fille, ne parle plus à son père : ils n'ont plus rien à se dire depuis qu'elle a épousé cet abruti de Martial, un homme sans aucun intérêt qui s'applique à construire des maisons laides et sans âme. Mais lorsque leur fils, Rémi, fait une poussée d'eczéma sévère, Josiane se décide à faire appel à son père : Raymond a en effet un don, il est guérisseur et nul doute qu'il arrivera à faire disparaître cette horreur du visage de son fils... Rémi et Raymond vont alors entreprendre un long chemin pour s'apprivoiser mais les événements se précipitent : Martial meurt (dans un accident bien bête...), Josiane se découvre une nouvelle vie et un cambriolage tourne mal dans le voisinage...

Autant le dire tout de suite et sans détour : je n'ai absolument pas été séduite, ni par l'histoire, ni par le style de l'auteur et je reste totalement perplexe lorsque je tente de découvrir pourquoi un tel roman a eu tant de succès... Hormis Raymond, Mine et Rémi, aucun des nombreux personnages qui jalonnent ce roman ne m'a semblé sympathique, leurs histoires sonnent terriblement faux en plus d'être plates. Certains personnages interviennent tout au long du roman, d'autres ne sont croqués que l'espace d'une ou deux pages, c'est déroutant et étrange et je n'ai pas vu l'intérêt de ces choix. Quant au chat, Bastos, il n'intervient qu'anecdotiquement et je me demande bien pourquoi l'auteur a choisi ce titre pour son roman. Bref, de toute évidence, je suis totalement passée à côté du récit.

Par ailleurs, je n'ai pas du tout adhéré à la forme du roman : les chapitres se télescopent et le récit en devient totalement décousu. J'ai parfois eu du mal à suivre et je n'ai pu me défaire de la désagréable impression que l'auteur avait collé des bouts de vie les uns à la suite des autres sans s'attacher à donner un sens à l'ensemble du récit. Quant aux nombreux jeux de mots de l'auteur, ils n'ont pas réussi à me faire décrocher un sourire.
Bref, ma première rencontre avec cette auteur a donc été totalement ratée mais je remercie tout de même très chaleureusement Hathaway qui m'a offert ce roman car, avant cette lecture, j'avais très envie de découvrir Barbara Constantine dont j'entendais tant de bien.

Morceau choisi :
"Alors, c'est ça mourir ? C'est aussi simple que ça ? Si j'avais su avant, j'aurais avancé la pendule ! Wouaf ! Et le film ! Ça, on m'en avait parlé, qu'on voit défiler toute sa vie. MA vie, comme un film à la télé !" (Points - p.21)

A oublier... ;-)

Plaisir de lecture : lecture_notation1_30lecture_notation1_30lecture_notation0_30lecture_notation0_30lecture_notation0_30

D'autres avis :  Kathel, Lancellau, Mango, Manu, Niki, Pimprenelle, Sarah et Violette.