Et oui, encore une fois, le temps file, file et je ne prends pas le temps d'alimenter correctement ce blog... Mes livres lus s'empilent en équilibre précaire à côté de mon ordinateur et cela fait également bien longtemps que je ne suis venue vous faire un vrai petit coucou sur vos blogs.

Allez un petit post sur mes déceptions de ces derniers mois...

Fleur_fann_e

Girard_cadeauEliane Girard - Un cadeau

Éditions : Buchet Chastel
Nombre de pages : 144

Mon avis :
Notre vie peut-elle être totalement chamboulée parce qu'un moment de folie nous a fait acheté un cadeau un peu cher à la personne que l'on aime ? Félicien, sur une impulsion - mais aussi parce qu'il était terriblement en retard pour l'achat du cadeau de sa petite amie - achète une paire de bottes hors de prix (l'équivalent d'un mois de loyer à Paris !) pour les trente ans de sa copine. Sur le moment, cet achat lui semble être une excellente idée. Mais toute la journée, le doute l'assaille : Laure aimera-t-elle ? La société "machin" qui fabrique ces bottes est connue pour son manque d'éthique, n'est-ce pas manquer cruellement de sens moral que d'acheter leurs produits ? Et comment fera-t-il pour payer son loyer maintenant que toute la somme est partie dans cette paire de chaussures ? Comment combler le trou béant de son compte en banque ? Toute la journée, ces questions l'obsèdent, il en devient totalement paranoïaque au point de provoquer des situations totalement improbables...

J'avais beaucoup entendu parler de ce livre l'année dernière, certains de mes amis le qualifiant même de "roman indispensable pour l'été". Aussi, j'en attendais beaucoup. Beaucoup trop de toute évidence car si je reconnais que la caricature est plaisante, elle est tout de même un peu "too much" et, les vingt premières pages passées, les délires de Félicien ont commencé à me lasser pour totalement m'ennuyer à la cinquantième page. Les yoyos à n'en plus finir entre "je rends les bottes" et "elles vont trop lui plaire ses bottes à ma Laure" sont répétitifs et, au final, sans intérêt. Bref, si quelques passages sont tordants, la plupart sont à oublier !

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Richard_Castle_metrosexuel_copie

Gregson_Fianc_eJulia Gregson - La fiancée de Bombay

Éditions : Le Livre de Poche
Traduction : de l'anglais par Catherine LUDET
Titre original : East of the Sun
Nombre de pages : 689

Mon avis :
1928. Trois jeunes filles embarquent pour l'Inde : Rose qui doit y retrouver son futur mari, Victoria, alias Tor, qui rêve d'aventures - et surtout de s'éloigner le plus possible de sa mère - et Viva dont les motivations ne sont pas très claires : chercher du travail ? Récupérer une vieille malle ayant appartenu à ses parents ? Écrire un livre ? Un peu de tout cela sans doute... En attendant, elle est chargée de chaperonner Guy, un adolescent bien étrange. Sur le bateau qui les emmène vers l'Est, les trois jeunes filles font la connaissance d'un jeune médecin, Franck, qui, très vite, jette son dévolu sur la secrète Viva mais la jeune femme reste totalement de glace face à ses avances. Le voyage se déroule sans accroc si ce n'est un incident qui semble sans importance mais révèle la nature quelque peu perturbée du jeune Guy.
Arrivés en Inde, les jeunes gens se séparent bons amis et se promettent de se revoir dans ce pays exotique qui semble exercer sur chacun un attrait particulier.

La fiancée de Bombay est très certainement un roman que j'aurais pris grand plaisir à lire sur la plage lorsque j'avais quelques années de moins. Il offre en effet tout ce que je recherchais lorsque, plus jeune, je rêvais d'aventures : dépaysement, mystère, quelques notes historiques dans un pays à la veille de grands bouleversements, romantisme, anticonformisme, effronterie, rébellion féminine et même quelques pages dégoulinantes de bons sentiments. Oui, avec quelques années de moins, j'aurais très certainement adoré mais, là, non... Blasée la mère Lounima ? Peut-être ou tout simplement plus lucide ou plus cynique ! C'est donc avec ennui que j'ai tourné la dernière page de ce roman me demandant qu'elle mouche avait bien pu me piquer pour acheter un tel livre...

Je suis bien consciente d'être particulièrement sévère avec ce roman qui contient tout de même de bonnes pages : outre le dépaysement, le récit offre à ses lecteurs une belle plongée dans l'histoire de l'Inde britannique des années 30 et, en cela, je le conseille tout de même à toute jeune femme rêvant d'évasion les fesses dans le sable et les pied dans l'eau... ;-)

"Il est étrange, n'est-ce pas que les adultes prennent rarement le temps de s'arrêter pour regarder le ciel - nous nous agitons avec tous nos soucis, comme des insectes. Les seules personnes qui prennent le temps de regarder le ciel sont les fous ou les enfants ou..." (Le Livre de Poche - p.372)

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Couverture du tome 6 de la série India Dreams de Jean-François et Maryse Charles

PradhanMonica Pradhan - The Hindi-Bindi Club

Éditions :  Bantam Book
Nombre de pages : 426

Mon avis :
D'un côté, les filles : Kiran, Preity et Rani. Nées aux États-Unis de parents indiens, elles veulent vivre à l'américaine et se fondre dans la foule, refusent de céder aux coutumes ancestrales de leurs parents mais respectent leurs origines et souhaitent conserver leurs racines.
De l'autre, leurs parents : partis de leur pays pour offrir un avenir meilleur à leurs enfants, ils ne rêvent que de retourner en Inde et se désespèrent du désintérêt de leur progéniture pour les traditions indiennes et leur culture en général.

Qu'en dire ? C'est niais, cousu de fil blanc et totalement irréaliste. Le roman choral était une bonne idée mais encore eut-il fallu que l'auteur sache que faire parler différents personnages nécessite différents styles (surtout lorsque plus de trente ans séparent certains protagonistes) et que lorsque le lecteur (la lectrice en l'occurrence) doit se référer sans cesse au début du chapitre pour vérifier qui est sensé parler tant les styles et les tournures sont identiques d'une personne à l'autre, cela frôle l'échec... Et que dire de l'utilisation abusive des smileys ? Dans les emails, utiliser des smileys est parfaitement plausible (et adéquat) mais placer ces petits bonshommes dans sa correspondance écrite, c'est étrange, non ? Surtout lorsqu'on peut en compter jusqu'à dix dans une seule lettre !

Je ne dirai rien à propos des recettes qui jalonnent ce roman : le récit m'a tellement agacée que je n'ai pas eu envie d'en essayer une seule.

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 Grinwood_ReplayKen Grimwood - Replay

Éditions : Points
Traduction : de l'anglais par Françoise CASARIL & Guy CASARIL
Titre original : Replay
Nombre de pages : 430

Mon avis :
Octobre 1988. Jeff Winston, 43 ans, meurt, seul, d'une crise cardiaque dans son bureau. Sa vie était morne, son mariage en péril et, sans enfant, il n'a pas grand chose à regretter ici-bas. Mais voilà qu'il se réveille en 1963 dans sa chambre d'étudiant se rappelant absolument tout de son précédent passage sur terre ! Une seconde chance, c'est ce que la vie lui offre. Dès lors, il se prend en main et se promet que, cette fois, tout sera différent. D'ailleurs, par chance, il se rappelle quelques résultats sportifs retentissants qui lui permettent de gagner très vite de l'argent et de monter sa boîte d'investissements (au passage, il tentera en vain de sauver JFK); de quoi devenir millionnaire et fonder une famille sans aucun souci d'argent. Mais en octobre 1988, au moment exact de sa première mort, il décède à nouveau d'une crise cardiaque... et se réveille étudiant, en 1963.

Replay est un roman que j'avais très envie de lire et ce, depuis quelques temps déjà. L'idée de départ est assez originale et j'étais curieuse de savoir comment l'auteur traiterait les impacts de changements plus ou moins importants dans une vie avec, en tête, le fameux "effet papillon" (j'avais d'ailleurs vu avec énormément d'intérêt le film L'Effet papillon d'Eric Bess avec Ashton Kutcher qui part de la théorie qu'une modification, même minime dans son passé, peut avoir des effets dévastateurs sur son avenir...). Oui, mais voilà, ce que j'y attendais, n'y était pas ! Lu avec des attentes très précises en tête, je me suis retrouvée très déçue par cette lecture. Hormis quelques modifications mineures dans la vie de Jeff Winston, l'Histoire suit son cours sans anicroche (sauf, bien entendu, quand le gouvernement américain met son nez dans l'affaire...) et cela donne un roman que j'ai trouvé ennuyeux, répétitif et, au final, assez peu intéressant. Par ailleurs, la fin se devine top aisément et, personnellement, je trouve que le roman se concentre un peu trop sur le personnage de Jeff, étonnamment passif et peu charismatique.

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Je vous laisse en compagnie de la bande annonce du film L'Effet papillon d'Eric Bess; film que je vous recommande...