McCall
Éditions : Éditions des Deux Terres - Traduction : de l'anglais par Martine SKOPAN
Titre original : The uncommon Appeal of Clouds - Nombre de pages : 297

4ème de couverture :
Lorsqu’un tableau de Nicolas Poussin est volé à un riche propriétaire foncier, celui-ci demande à Isabel Dalhousie, philosophe et directrice de la Revue d’éthique appliquée à Édimbourg de l’aider. Elle y consent, malgré les protestations de son mari Jamie. Tout en enquêtant sur le vol de l’œuvre d’art, elle est obligée de faire face aux problèmes de tous les jours. Elle se demande si elle devrait encourager son fils Charlie, chez qui se manifestent les premiers signes d’un génie mathématique. En même temps, Isabel hésite à aider son ami Eddie, confronté à des problèmes d’amour et de santé. Cet été encore, malgré ses doutes et les changements qui se produisent, Isabel parvient à tenir ses promesses.

Nicolas Poussin - Paysage avec un homme buvantMon avis :
"Les endroits qui ont été témoins d'événements tragiques n'ont rien qui les distinguent des autres. Le monde matériel, celui de la brique et de la pierre, reste indifférent à nos souffrances et à nos tragédies. Un champ de bataille peut respirer la paix, accueillir fleurs et jeux d'enfants. Les souvenirs qui nous attristent ne sont pas dans le monde extérieur mais en nous. Pourtant, il se dégageait de cette maison une impression de désolation, de tragique abandon, évoquant le drame récent." (Éditions Les Deux Terres - p.21)
Neuvième tome de la série d'Alexander McCall Smith mettant en scène Isabel Dahlousie et première rencontre avec ce personnage pour moi, ce roman n'a pas été totalement à la hauteur de mes attentes bien que j'ai tout de même passé de belles heures de lecture. Contrairement aux autres séries de l'auteur que j'ai découvert avec le premier tome (Mma Ramotswe et Les chroniques d'Edimbourg), j'ai trouvé ce roman trop moralisateur. Certes, l'héroïne est philosophe et se doit donc de disserter sur la vie mais je l'ai trouvée trop "parfaite" et "miss je sais tout", ce qui m'a totalement agacée. De plus, les personnages de ce roman sont trop lisses (un mari comme Jamie, "Monsieur Parfait", est difficilement crédible !) et sans profondeur. C'est dommage parce que le roman est plutôt agréable à lire.

L'histoire en elle-même du roman est assez banale : un tableau de Nicolas Poussin a été dérobé dans une famille aisée et le propriétaire demande à Isabel Dalhousie d'éclaircir ce mystère se doutant que la raison du vol est plus subtile qu'un simple larcin pour de l'argent. Isabel accepte alors que des soucis personnels accaparent son esprit.

Au final, je ne retiendrai certainement pas grand chose de ce roman dans quelques mois si ce n'est quelques anecdotes sur Edimbourg, une envie de me plonger dans la contemplation des oeuvres de Nicolas Poussin et l'envie irrésistible de relire W.H. Auden (trop de passages cités de ce poète pour que l'on passe à côté...) : ce qui n'est déjà pas si mal. ;-)

Morceau choisi :
"Le pouvoir des mots, se dit Isabel, est immense. UN mot, une expression, une phrase peuvent tout changer, amener la fin du monde, briser un coeur ou mettre au ban de la société [...]." (Éditions Les Deux Terres - p.155)

A discuter. ;-)

Plaisir de lecture : lecture_notation1_30lecture_notation1_30lecture_notation1_30lecture_notation0_30lecture_notation0_30

lairdete_pan
Merci aux Éditions Les Deux Terres qui m'ont envoyé ce livre.