Quelques mots sur mes déceptions de ces derniers mois...

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 Kjell ErikssonKjell Eriksson - La Princesse du Burundi

Éditions : Babel
Traduction : du suédois par Philippe BOUQUET
Titre original : Prinsessan av Burundi
Nombre de pages : 410

Mon avis :
A Uppsala, un matin d'hiver, Petit-John est retrouvé mort dans la neige : il a été torturé puis jeté tel un déchet là où on accumule la neige enlevée des rues. Comment cet homme apparemment rangé, père de famille, au chômage mais droit depuis plusieurs années s'est-il retrouvé dans cette situation ? Sa femme, Berit, ne sait rien, son fils Justus se tait et son frère Lennart crie vengeance. Ola Harver est chargé de l'enquête...

Voilà un polar que j'ai lu avec beaucoup de peine : mauvais moment, travail prenant, obligation de relire plusieurs fois le même chapitre à cause de pauses plus ou moins longues incessantes au cours de cette lecture, forte impression d'avoir loupé des informations cruciales pour la compréhension globale du roman... bref, ce livre n'a certainement pas eu de ma part toute l'attention qu'il méritait ! Au final, je dirais que c'est un assez bon polar, très froid (l'intrigue se déroule en décembre par un froid glacial avec des tonnes de neige !) mais qui étonne tout de même par les liens d'amitié qui se nouent entre les suspects et les policiers, cela semble même être totalement monnaie courante ! Peu d'éléments me semble-t-il permettent de découvrir le fin mot de l'histoire (mais rappelez-vous mon état d'esprit lors de cette lecture, pas franchement le meilleur) et des événements parallèles viennent court-circuiter la bonne compréhension de l'intrigue principale. De plus, ce roman est le troisième volet d'une série policière et, n'ayant pas lu les deux premiers, il me semble que certaines clés m'ont manqué pour bien appréhender le caractère des deux enquêteurs...

Une lecture ratée donc.

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Une princesse du Burundi

MianoLéonora Miano - Les aubes écarlates "Sankofa cry"

Éditions :  Pocket
Nombre de pages : 260

Mon avis :
"- Tu veux que je ferme la fenêtre ?
- Non, laisse. Il va falloir que je m'habitue.
- A quoi ?
- A ce que le monde rie, pendant que nous mourons." (Pocket - p.33)
Quelques mois après ma lecture de ce roman, qu'en ai-je retenu ? Si peu de choses en vérité que je me demande réellement si je l'ai lu au bon moment. Et pourtant, ce roman m'a beaucoup marquée : d'une part par l'écriture de l'auteur qui est de celles qui m'enchantent et me transportent et d'autre part par les thèmes abordés par l'auteur : la guerre, l'enfant-soldat, la ruine de l'Afrique et, en toile de fond, l'omniprésence de l'esclavage et des ravages qu'il a provoqués et qui, encore aujourd'hui, hantent l'Afrique et ses descendants. 

Alors, qu'est-ce qui n'a pas fonctionné ? Je ne sais pas exactement. Je suis convaincue que l'humeur et l'état d'esprit d'une personne lors de la lecture d'un livre influent pour beaucoup sur la réception de l'oeuvre lue et, là, je crois tout simplement que je n'étais pas dans le bon état d'esprit et que, malgré l'écriture et les thèmes, ce qui a prédominé lors de ma lecture ce sont :
- la tristesse de constater que rien ne change, que l'Homme est incorrigible, cruel et avide de pouvoir,
- une certaine difficulté à suivre la trame du roman (notamment à cause des "exhalaisons" qui s'intercalent dans le récit),
- la déception de ne pas avoir plus d'information sur les personnages
- et le manque de contexte parfois...
C'est dommage, j'attendais beaucoup de cette lecture maintes fois débutée et maintes fois repoussée... peut-être aurais-je dû repousser encore une fois...

"Toi dont la conscience cherche à songer l'intangible, tiens la réponse à tes questions : nous sommes l'absurde du quotidien. Nous sommes la haine du frère, la haine de soi. Nous sommes l'impossibilité, l'entrave au jour qui vient. Nous en avons emprisonné les contours au creux de notre main immatérielle, et nous disons :
Qu'il soit fait clair pour tous que le passé ignoré confisque les lendemains.
Qu'il soit fait clair pour tous qu'en l'absence du lien primordial avec nous, il n'y aura pas de passerelle vers le monde.
Qu'il soit fait clair pour tous que la saignée ne s'est pas asséchée en dépit des siècles et qu'elle hurle encore, de son tombeau inexistant.
Qu'il soit fait clair pour tous que rien ne sera reconstruit, chez ceux qui n'assurèrent pas notre tranquillité.
Ne crains pas de comprendre, de rapporter notre propos. Nous sommes les cieux obscurcis qui s'épaississent inlassablement, tant qu'on ne nous a pas fait droit." (Pocket - p.13-14)

Un rendez-vous manqué qui mériterait peut-être une relecture.

Plaisir de lecture : lecture_notation1_30lecture_notation1_30lecture_notation05_30lecture_notation0_30lecture_notation0_30

Ross_adamAdam Ross - Mr. Peanut

Éditions : 10/18
Traduction : de l'anglais (Etats_Unis) par Jean-Baptiste DUPIN
Titre original : Mr. Peanut
Nombre de pages : 572

Mon avis :
Mr Peanut a-t-il tué sa femme ? Ses rêves/cauchemars récurrents dans lesquels il assassine sa femme sont-ils devenus réalité ? Voilà les questions auxquelles tente de répondre le roman en passant par moult détours qui nous feraient (presque) oublier les questions essentielles.

Bon, ne tournons pas autour du pot : mon intérêt pour ce roman a été en dents de scie. En effet si certains passages sont très intéressants (notamment ceux décrivant de façon assez féroce la société américaine), d'autres m'ont semblé longs et fastidieux en plus de ne rien apporter à l'histoire. Aussi, j'ai trouvé ce roman globalement ennuyeux, ce qui explique que j'ai eu beaucoup de mal à accrocher à l'histoire. Et même si la fin du roman est intense (après la fausse couche d'Alice, lorsque les frasques du docteur Sheppard entrent en scène), cela n'a pas suffi à racheter les looooongues pages de la première moitié du roman...

A noter tout de même que j'ai trouvé passionnants les passages où le personnage principal se remémore ses cours d'histoire du cinéma et nous fait partager les anecdotes apprises sur Hitchcock. Pour moi qui ne connaît que très peu de choses sur ce grand personnage, c'était très intéressant.

Long et ennuyeux malgré de bons passages...

Plaisir de lecture : lecture_notation1_30lecture_notation1_30lecture_notation05_30lecture_notation0_30lecture_notation0_30