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4ème de couverture :
Antonio José Bolivar connaît les profondeurs de la forêt amazonienne et ses habitants, le noble peuple des Shuars. Lorsque les villageois d'El Idilio les accusent à tort du meurtre d'un chasseur blanc, le vieil homme quitte ses romans d'amour - seule échappatoire à la barbarie des hommes - pour chasser le vrai coupable, une panthère majestueuse...

"Il possédait l'antidote contre le redoutable venin de la vieillesse. Il s'avait lire"

Mon avis :
En premier lieu, je n'aurais pas dû mettre la 4ème de couverture car je la trouve un peu fausse. Oui, les Shuars sont accusés du meurtre d'un chasseur mais la suspicion dure environ une page. Oui, le vieil homme part chasser la panthère, vraie coupable, mais il ne quitte pas pour autant ses romans d'amour (il en emporte un dans son périple) et il ne part pas comme qui dirait volontairement, il y va comme qui dirait... contraint... Mais, bon, ce n'est que mon avis...

Sinon, qu'en dire ? C'est une énorme déception pour moi. Après tous les éloges que j'avais entendus et lus, je suis perplexe : serais-je passée à côté de quelque chose ? Certes, je reconnais au roman quelques passages très piquants comme celui-ci :
"- Comment vont tes dents ?
- Je les ai sur moi, répondit le vieux en mettant une main dans sa poche. Il déploya un mouchoir déteint et lui montra sa prothèse.
- Et pourquoi tu t'en sers pas, vieille bourrique ?
- Je les mets tout de suite. Je ne mangeais pas, je ne parlais pas, alors, à quoi bon les user ?" (Points - p.18)

ou encore celui-là :
"-[...] Il fallait entendre les compliments qu'il m'a faits, la Limace. Il n'arrêtait pas de me répéter combien les gringos seraient heureux de m'avoir, vu que j'ai moi-même un nom de gringo.
- Comment ça, pays ?
- Eh oui. Onecén, c'est le nom d'un saint des gringos. Il est sur leurs pièces de monnaie. Ca s'écrit en deux mots, avec un t à la fin : One cent." (Points - p.80)

Mais ? Mais la magie n'a pas opéré, j'ai même eu du mal à le finir (il ne fait que 120 pages !)... Peut-être une question de moment, peut-être trop de mélancolie et de pessimisme à l'image de ce passage :
"- De quoi ça parle ?
- De l'amour.
A cette réponse du vieux, il se rapprocha, très intéressé.
- Sans blague ? Avec des bonnes femmes riches, chaudes et tout ?
Le vieux ferma le livre d'un coup sec qui fit trembler la flamme de la lampe.
- Non. Ca parle de l'autre amour, celui qui fait souffrir." (Points - p.100)

Ma note : 2.5/5