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Editions : Le Livre de Poche - Traduction : DE KISCH Marie-Anne - Titre original : 84, Charing Cross Road - Nombre de pages : 159

4ème de couverture :
Par un beau jour d'octobre 1949, Helene Hanff s'adresse depuis New York à la librairie Marks & Co., sise 84, Charing Cross Road à Londres. Passionnée, maniaque, un peu fauchée, extravagante, Miss Hanff réclame à Frank Doel les livres introuvables qui assouviront son insatiable soif de découvertes. Vingt ans plus tard, ils s'écrivent toujours et la familiarité a laissé place à l'intime, presque à l'amour.
Drôle et pleine de charme, cette correspondance est un petit joyau qui rappelle avec une délicatesse infinie toute la place que prennent, dans notre vie, les livres et les librairies.
Livre inattendu et jamais traduit, 84, Charing Cross Road fait l'objet, depuis les années 1970, d'un véritable culte des deux côtés de l'Atlantique.

Mon avis :
Deuxième lecture commune pour moi et, encore une fois, je n'ai pas été emballée !! Ce qui m'ennuie d'autant plus, c'est que j'ai proposé cette lecture commune à Hathaway après lui avoir envoyé ce livre dans le cadre du swap Book Inside organisé par Ys !!! Qu'en aura-t-elle pensé ? Et qu'en aura pensé Stephie qui s'est joint à nous pour cette lecture ? A l'heure où j'écris ces lignes, je ne sais pas si elles ont été emportées par la magie de ces lettres ou si, comme moi, c'est le "pas mal mais bon, pas extraordinaire" qui prédomine...;-)

Pourtant, ce livre avait tout pour me plaire : une romancière, une librairie spécialisée "dans les livres épuisés", un libraire, une correspondance de vingt ans... vraiment, avec de tels ingrédients, j'étais aux anges !! ;-) Mais la magie n'a pas opéré et je me suis plutôt ennuyée...

La romancière ? Helen Hanff elle-même, précisons tout de suite que ces lettres constituent une correspondance réelle entre l'auteur et le personnel de la librairie. Qu'en dire ? Elle est drôle, certains passages ne manquent en effet pas d'humour comme le parallèle entre ses couronnes dentaires (si chères qu'elle prétend avoir financé le voyage de noce de son dentiste...) et le couronnement de la reine Elizabeth d'Angleterre ! Elle est généreuse, comme l'atteste le nombre de lettres de remerciements reçues suite à l'envoi de colis à l'ensemble du personnel de la librairie, colis d'autant plus appréciés que l'Angleterre était fortement rationnée après la guerre ! Mais elle est également agaçante avec son air supérieur, ses majusCULES et sa façon de traiter Franck Doel comme s'il était à son service; certes, le client est roi mais tout de même !

La librairie ? Finalement, elle tient peu de place dans cette correspondance : certains employés écrivent à Helen mais peu de fois, et juste en passant, pour la remercier des colis généreux qu'elle leur envoie...

Le libraire ? Je l'ai trouvé particulièrement... effacé ! En effet, à sa place, j'aurais certainement répondu avec moins de retenu à certaines lettres !! Est-ce ainsi que se définit le flegme anglais ? Peut-être, mais cela m'a paru un peu ennuyeux, même si nous ne sommes pas dans un "vrai" roman !

Et la correspondance ? Certes, elle est intéressante et sa longévité impressionnante... Mais, deux choses m'ont gênée. Tout d'abord, je l'ai trouvée parfois répétitive : quand on sait (dixit la postface) que des lettres ont été retirées pour constituer le livre, pourquoi avoir gardé toutes celles de remerciements qui n'apportent, à mon sens, pas tellement au récit ? A mon humble avis, une ou deux auraient amplement suffit ! J'ai un moment pensé qu'elles servaient d'introduction à de nouveaux protagonistes mais, non, aucune "suite" n'est venue... ;-) Ensuite, ma méconnaissance totale des auteurs classiques anglais m'a fait trouver hyper rébarbatives les références incessantes à ces auteurs ! En effet, je ne connais ni Sam Pepys, ni Joseph Addison, ni Sir Richard Steele, ni Jonh Henry Nexman, ni Tocqueville, ni... bref, pratiquement personne !

Un petit extrait qui me correspond tout à fait (bien que, personnellement, je n'écrive JAMAIS sur un livre) :
"J'adore les dédicaces sur les pages de garde et les notes dans les marges, j'aime ce sentiment de camaraderie qu'on éprouve à tourner les pages que quelqu'un d'autre a déjà tournées, à lire les passages sur lesquels quelqu'un, disparu depuis longtemps, attire mon attention." (Le Livre de Poche - p.47)

Il ne me reste plus qu'à voir le film qui, parait-il est excellent... ;-)

Je ne recommande donc pas ce livre mais aller voir l'avis d'Hathaway et celui de Stephie qui ont eu, peut-être, une lecture totalement différente de la mienne. ;-)

Plaisir de lecture : lecture_notation1_30lecture_notation1_30lecture_notation05_30lecture_notation0_30lecture_notation0_30